10/12/2009

On tourne la page

La fin de la grossesse se termine par l'accouchement, mais au niveau des contrôles médicaux par le contrôle environ 6 semaines après. Pour la jeune maman c'est aussi le retour de couche qui marque la fin, donc le cycle hormonal qui se remet en place. Et cela marque le début d'un renouveau. Renouveau pour quoi ?

Pour que la femme se ressente femme, ou pour penser au prochain enfant, ou simplement ne pas oublier son moyen de contraception!!

A ce sujet, j'ai hésité et réfléchit avant d'aller à mon contrôle chez ma gynécologue. Auparavant je prenais la pilule et j'ai pensé au patch ou à l'implant. Je suis rentrée avec des patchs. Cela ressemble à un sparadrap ou à un patch pour arrêter de fumer. Cela fonctionne aux hormones comme la pilule. L'avantage, c'est qu'il faut le changer qu'une fois par semaine, et après 3 semaines avec, il faut faire une semaine sans tout comme la pilule... Je verrai sur la durée si ce système me convient.

Sinon à ce contrôle, ma gynécologue m'a prescrit une pommade et conseillé de bien masser la cicatrice de la césarienne. Elle trouve la peau un peu gonflée au dessus, si cela reste ainsi, il y aurait possibilité d'opérer pour corriger la cicatrisation. Je vais donc commencer par masser, puis éventuellement prendre contact avec une ostéopathe. Lorsque je verrai à nouveau ma gynécologue dans environ 1 année et demi, peut être qu'on en reparlera...

17/11/2009

4 semaines

Cela fait 4 semaines que j'ai eu ma césarienne et que notre vie familiale a changé. Voici mon petit bilan de ces derniers temps :

Pour moi : mes douleurs dues à l'opérations c'est presque du passé... Toutefois, toute la zone sous le nombril reste encore bien sensible, mais je n'ai plus peur de mettre de la crème sur la cicatrice et de la toucher!! Ces dernières nuits, j'ai osé me remettre sur le ventre pour dormir, même si je met le duvet pour amortir. Je suis satisfaite de mon état actuel. De plus la zone du ventre et cicatrice n'est plus aussi gonflée, cela redevient normal. J'attendrai encore quelques jours pour remettre des pantalons "normaux" qui serrent cette partie du corps.
Sinon petit coup de blues, car en diminuant ma production de lait, ma poitrine diminue aussi... et les petits coups de blues après un accouchement c'est aussi normal. Mon baby-blues je l'ai eu 4 jours après l'accouchement, le déclencheur c'était que je devais rester à la maternité jusqu'à ce que notre puce atteigne au moins 2k. Mais après avoir pleuré un peu, il faut se ressaisir et tout va bien à nouveau. A ce propos, j'ai vaguement écouté dernièrement l'émission "et si on parlait d'éducation" de radioFR, c'était intéressant car cela concernait le baby-blues et la dépression des mamans (09.11.2009).

Pour bébé: nous avons fait 2 pesées à la puériculture depuis notre sortie de la maternité vu que notre puce est petite, c'est bien de contrôler sa prise de poids ses premières semaines (née à 1,995kg, puis sortie à 2,020kg). Elle a aussi été à sa 1ère consultation chez le pédiatre, elle faisait 2,700kg. Elle se développe bien, elle est toute vigousse... et au prochain contrôle nous débuterons la série de vaccin.

Côté famille: l'aîné réagit encore assez bien, il n'y a pas trop de jalousie. Son comportement est un peu plus provocateur par moment, surtout quand je donne à manger à la petite soeur et qu'il reste seul à côté.... mais à cet âge c'est sûrement normal de voir ce genre de réaction, avec ou sans petite soeur. Nos nuits peuvent être très agréable, mais des fois nos deux lutins décident de nous la perturber et l'humeur s'en ressent chez les deux parents durant la journée ;-)

Le pédiatre m'a donné quelques trucs pour éviter la jalousie... je les publierai sur la prochaine note.

31/10/2009

Ma 2ème césarienne

La veille de ma césarienne programmée à 37sa, je suis entrée à l'hôpital. J'étais attendue, une sage-femme s'est occupée de moi. J'ai eu droit au monitoring environ 45 minutes, prise d'urine, prise de sang, installation de l'intraveineuse, pour l'épilation j'avais fait le nécessaire moi-même le matin.

Puis installation dans ma chambre, et entretien avec l'anesthésiste. Ensuite j'ai eu une longue soirée libre... heureusement que ma voisine de chambre avait décidé de ne pas garder son bébé dans la chambre pour la nuit, ça m'aurait fait bizarre d'avoir un bébé à mes côté la veille de mon accouchement.

Le jour J avant 6h, une infirmière est venue me réveiller pour que je prenne une douche et enfile une chemise de nuit de l'hôpital. Puis tout s'est enchaîné, mon mari est arrivé, un produit s'est mis à couler dans mes veines puis un second 30 minutes avant l'opération. J'ai quitté la chambre allongée sur mon lit, pris l'ascenseur. Une fois à l'étage, il était 6h58, deux minutes d'attente!! Un brancardier est arrivé pour me faire changer de lit, et ensuite j'ai été dans la salle d'opération. Une salle d'opération très froide... mais un personnel médical très chaleureux et aux petits soins pour moi.

Tout s'est rapidement enchaîné, puis on m'a dit qu'on attendait que ma gynécologue soit toute proche pour me faire la rachianesthésie, une fois la piqûre faite, j'ai rapidement eu plus chaud, et le travail a continué : pose de la sonde, désinfecter la zone, et autres choses que je n'ai pas vue... il était 7h27 l'incision débutait. J'entendais : mais qu'est-ce que ce bébé bouge !! Puis à 7h34, mon mari a pu voir ma gynécologue sortir les fesses de notre bébé (en siège) et c'était la naissance officielle de Clarisse.

Notre toute petite puce a été emballée dans de l'alu pour me la présenter puis partir faire les contrôles d'usages...

Pour ma part, je devais encore me faire recoudre et agrafer !! Puis avant 8h, j'ai retrouvé le brancardier pour me changer de lit, et j'ai été amenée à la salle de réveil. Quelques instants plus tard, mon mari arrivait avec une photo de notre fille. Elle avait dû rester en couveuse, pour réguler sa température. Après environ deux heures dans la salle de réveil, avec des contrôles réguliers, j'ai pu rejoindre ma chambre.

J'ai rapidement compris que j'allais bien et me sentirais rapidement bien, car j'ai eu faim très rapidement. En effet, je devais être à jeun depuis minuit et rester sans manger jusqu'au souper à environ 18h. L'appétit est un signe de bonne santé !!

Le soir, j'ai pu me lever quelques instants mais j'ai rapidement eu une bouffée de chaleur. Le lendemain, lorsque l'on m'a dit de me lever ça allait mieux... j'étais un peu comme une vieille mamie, mais j'ai pu aller voir ma petite puce à la nursery et la ramener à mes côtés.

12/10/2009

Vivre une césarienne

Un site qui explique quasi tout sur la césarienne que vous pourriez vivre ou vous avez vécu : http://www.cesarine.org/

J'ai déjà vécu une césarienne, non prévue à la base et j'en vivrai une seconde programmée tout prochainement, ce cite renseigne et rassure... D'ailleurs, le texte ci-dessous m'a particulièrement touchée :

Vous avez le droit...

De la craindre, ou de l'attendre...

Vous avez le droit d'en souffrir,
Vous avez le droit de bien la vivre...

Vous avez le droit, sans qu'on vous juge, de rester au lit pendant deux jours, trois jours ou une semaine sans pouvoir vous lever,

Vous avez le droit d'écouter votre corps qui vous fait trop mal, d'écouter votre tête, votre coeur qui vous disent qu'ils souffrent aussi,

Vous avez le droit de pleurer parce que vous avez mal, que vous êtes anéantie, parce que vous vous sentez mal, incapable, que vous déprimez,
Vous avez le droit de verser toutes les larmes qui vous envahissent, parce qu'elles sont salvatrices, et ont une raison d'être,

Vous avez le droit de vous fermer sur vous-même, de ne pas écouter les phrases qui pourtant vous atteignent "mais allez ma ptite dame, la dame d'à côté, elle y arrive elle, alors pourquoi pas vous?",

Vous avez le droit de ne pas y arriver, comme la dame d'à côté,

Vous avez le droit de vous laisser le temps dont vous avez besoin pour pleurer, déprimer, puis vous lever, bouger, l'accepter,

Vous avez le droit de ne pas faire simplement ce que les autres attendent de vous, et quand ils l'attendent de vous,

Vous avez le droit de demander de l'aide, quand vous êtes surpassée, quand vous n'en pouvez plus,

Vous avez le droit d'en vouloir à la Terre entière, parce que cette Terre et ses hommes n'ont pas réussi à vous épargner une souffrance qui vous surprend et vous tue...

Et... vous avez tout autant le droit d'écouter votre corps quand dès le lendemain vous pouvez prendre votre petit dans les bras sans difficulté aucune,

Vous avez le droit de rire, d'être heureuse parce que vous l'avez acceptée et que votre bébé à côté de vous vous émerveille, parce que la douleur physique n'entrave pas votre nouveau rôle de maman auprès de votre tout-petit,

Vous avez le droit d'être fière d'avoir mis au monde votre bébé,

Vous avez le droit d'être fière d'avoir accepté cette césarienne,

Vous avez le droit de ne pas culpabiliser de bien la vivre quand d'autres en souffrent...

Vous avez tous ces droits parce que vous êtes unique.

La dame d'à côté n'a pas votre corps, votre ventre, votre histoire, votre vie, votre ressenti, vos maux, votre bébé.
Tout ceci n'appartient qu'à vous seule.

Mal ou bien vivre une césarienne n'est pas une histoire de volonté, c'est une Histoire de Femme.